ITINERAIRE
7/04 15h : Boten - Jinghong
8/04 Jinghong
9/04 Dambulla
10 et 11/04 Trekking Damenlong / tribus Akha
12/04 Jinghong puis bus de nuit pour Kunming
13/04 Kunming puis bus de nuit pour Dali
14/04 Dali (foire)
15/04 Lijiang
16/04 Lijiang - monastère Shuhe - concert Naxi
17/04 Lijiang - Lac Lugu
18 et 19/04 Lac Lugu
20/04 Lac Lugu - Lijiang
21 et 22/04 Bénédicte : trekking au Saut du Tigre
Tony : Zhongdian
23/04 Lijiang puis bus de nuit pour Kunming
24/04 Kunming puis avion pour Guilin et bus pour Yangshuo
25/04 Yangshuo - balade en vélo
26/04 Croisière sur le fleuve Li
27/04 Yangshuo puis bus de nuit pour Guangzou
28/04 Macau
29 et 30/04 Hong Kong
1/05 Avion Hong Kong - Bali
COUPS DE COEUR
- Le canard à l'orange
- Les vieux qui jouent aux échecs sur les places
- Les minijupes des citadines
- Le visage ridé des petites (vraiment petites) vieilles
- Les monastères bouddhistes près du Tibet
- Les bols de nouilles et les raviolis pris sur le pouce
- L'hospitalité des Akhas
- Les petits pavillons dans les lacs
- Les lanternes rouges
- Les toits vernissés des temples
- Les casquettes Mao, les chapeaux chinois, les vestes bleues
- Les palmiers en fibre optique des villes nouvelles
- Les marchés animés
- Les ruelles de Lijiang
- Les balades à vélo dans les rizières autour de la rivière Li
- Les paysans boueux avec leurs buffles
- Le concert de musique Naxi
- La calligraphie chinoise
- La lumière du lac Lugu
- Les minorités à la grande foire de Dali
1ère
IMPRESSION
Ce matin, nous sommes partis à 8 heures de Muang Sing au fin fond du Laos (en réalité à
10 km de la frontière chinoise mais celle-ci est coupée à cet endroit). Après 6h de trajet
éprouvant, durant lequel nous avons changé 4 fois de véhicule et attendu 2h à Luang Nam
Tha, un tuk-tuk nous dépose à l'entrée de la Chine. Nous reprenons nos sacs sur le dos, et
nous passons la frontière à pied, avec un petit pincement au cur. Nous ressentons immédia-
-tement le besoin d'immortaliser l'arrivée de Tony en Chine par voie de terre, en béquilles et un
pied dans le plâtre, mais un douanier en uniforme kaki a vite fait de refréner nos ardeurs (pour
des raisons de sécurité nationale, sans doute). Nous attendons donc d'avoir passé la douane
pour faire sortir le petit oiseau. Nous rentrons dans la salle en même temps que 30 chinois qui
se précipitent pour remplir des formulaire écrits en (devinez) chinois. Bien que ce soit la 22ème
fois et donc le 22ème formulaire douanier à remplir depuis notre départ, nous hésitons encore sur
l'endroit où inscrire le nom et le prénom. Le mec derrière le comptoir a repéré deux étrangers et
nous tend des formulaires en anglais. Ouf! Nous remettons bientôt notre copie mais maintenant
c'est au tour du douanier d'avoir des soucis : comment distinguer le nom du prénom sur notre
passeport. Eh oui, en Chine comme 100% de la population, les douaniers ne parlent pas un mot
d'anglais et arrivent à peine à déchiffrer les lettres qu'ils doivent rentrer dans leur ordinateur.
Sa tâche accomplie, après nous avoir longuement dévisagés, il nous gratifie d'un "welcome to
China, miss" et d'un "welcome to China, sir", accompagné d'un large sourire. Nous pouvons
enfin photographier l'éclopé, sur fond d'immenses panneaux de propagande écrits en chinois
où figurent les visages déterminés des jeunes camarades prêts à participer à la construction du
pays.
TRANSPORT
On a lu et entendu des histoires terribles sur le transport en Chine : Bus déglingués et bondés,
passagers crachant par terre sans arrêt, chauffeurs ayant passé un contrat avec la Grande
Faucheuse.
Le Lonely Planet (indispensable en Chine, mais donnant une image incroyablement fausse,
comme s'il avait été écrit il y a 20 ans par la CIA) en fait des tonnes sur le sujet.
Quand on voyage dans le Yunan, la surprise est très bonne : les minibus partent le plus souvent
à l'heure, ils ne sont pas bondés, les chauffeurs sont sérieux et les routes très bien entretenues
sur les axes principaux.
Les routes sont bordées d'arbres, les paysages sont superbes, ce qui rend les voyages en bus
très attrayants. La maîtrise avec laquelle les chinois ont façonné les paysages est frappante.
Les aménagements humains (rizières, découpage des zones cultivées) sont harmonieux (du moins
dans la partie que nous avons visitée).
Le pays est immense. Même si l'on n'en parcourt qu'une petite partie, il peut être utile de voyager
de nuit. Solution : les bus couchette, assez confortables qui relient les grandes villes.
Nous avons utilisé l'avion une seule fois, pour relier Kumming à Guilin.
Organisation impeccable à l'aéroport, avion parti à l'heure, à la minute : impressionnant !
La seule difficulté, c'est d'acheter son billet ! Il est difficile de trouver quelqu'un parlant deux
mots d'anglais. Heureusement, les phrases les plus utiles et les noms des villes sont écrits en
caractères chinois dans le Lonely Planet. On s'en sort donc toujours.
HEBERGEMENT
Si le Lonely Planet ne vous a pas dégoutté de la Chine sur le descriptif des transports,
il le fera peut être avec celui des logements : crasseux, personnel hargneux, chiottes infectes.
C'est globalement très exagéré : le personnel est le plus souvent très sympa et les chambres
assez propres (c'est pas le Ritz, mais on ne paye pas le même prix).
Le seul point où la Chine mérite sa réputation, ce sont les chiottes. C'est vrai elles sont
infectes, même quand les chambres sont très propres. En plus d'être infectes (jamais nettoyées,
avec des vers blancs qui grouillent dans le pire des cas), elles sont collectives.
Une longue rigole court sur dix mètres et les chinois viennent s'agenouiller au-dessus, entre
amis, comme certains fument un cigare après un bon repas. Quelque fois il y a deux rigoles ce
qui permet d'être face à face et non les uns derrière les autres.
De temps en temps une chasse d'eau se met en marche ; si vous regardez la rigole en ce moment
il est difficile de ne pas tourner de l'il.
Dans les établissements les plus luxueux, des murets d'un mètre séparent les participants. On peut
alors tenter de trouver une place sans vis à vis, pour plus d'intimité. Cela dit on s'habitue à tout ;
c'est choquant juste les premiers jours. En tout cas, les Chinois y sont très à leur aise.
On en a même vu qui lisaient leur journal ou qui téléphonaient.
A
TABLE !
La cuisine chinoise que l'on mange en France, c'est en fait la cuisine de Canton adaptée au goût
des occidentaux. On en trouve à peu près dans tous les restos (pour touristes chinois ou
occidentaux), avec les plats les plus "Western" tels que pizzas, pâtes bolognaises et autres
réjouissances. Mais si vous voulez manger plus typique, vous avez les fameux bols de nouilles
que l'on dégotte pour 2FF sur les tables basses des trottoirs : une soupe de grosses nouilles
de riz dans un bouillon que l'on assaisonne à son aise avec le plateau d'ingrédients disposé sur
la petite table (sauces diverses et condiments). Un régal mais il faut bien connaître les différentes
saveurs proposées pour que cela ne soit pas trop fade.
Encore meilleur, les délicieux raviolis de viande cuits dans un bouillon, que l'on regarde préparer
dans les échoppes ; un vrai spectacle de voir le "cuisinier" étaler la pâte pour en faire de fines
lamelles que les femmes remplissent avec la farce. Un régal. Ne ratez pas non plus le canard à
l'orange à Yangshuo. Enfin, laissez vous tenter par les gratins de jambon aux petits pois cuits sur le
feu dans des terrines en terre dans le sud ouest de la Chine.
- Côté boisson rien de mieux qu'une bière chinoise pour accompagner 1 plat chinois (!).
RENCONTRES
De nombreux Chinois essayent de lier le contact avec les étrangers, surtout quand ils ont un peu
bu. Le seul problème, c'est qu'ils ne parlent pas anglais du tout.
Si vous entrez en couple dans un boui-boui pour manger un plat local, il y a de grandes chances
pour que l'homme soit invité par un groupe de chinois ébréchés (mais les chinois ont l'alcool
plutôt gai), la femme étant abandonnée comme une vielle chaussette.
Ils essayent de savoir d'où vous venez (ils ne comprennent pas France, en chinois ça se dit
"FAKOUO" ; le mieux est d'apprendre à l'écrire).
Ensuite on fraternise avec quelques bières cul sec, les chinois dissertent sur l'amitié qui unit
les deux pays
le plus difficile est de mettre fin à ces effusions.
ON
NE VOIT CA QU'ICI ...
- Les brochettes de rats sur les marchés
- Des chiottes aussi sales (voir aussi Inde)
- Des jupes aussi courtes sur les citadines
- Les costumes chatoyants des minorités
- Le système matriarcal des Mochuos
- La calligraphie chinoise
- Les casquettes Mao