ITINERAIRE : du 7 Octobre au 4 Décembre 2000
- 4 jours à Kathmandu
- 28 jours de trekking autour des Annapurna
- 2 jours de repos à Pokhara
- 3 jours de rafting sur la Kali Gandaki
- 3 jours dans le parc de Chitwan
- 15 jours de trekking dans la région de l'Everest
- 3 jours à Kathmandu
TRANSPORT
Les moyens de transport disponibles sont les
suivants :
- Taxis : les taximètres sont extrêmement
rarement utilisés et il faut donc négocier la course (diviser par 2
ou 3 le tarif proposé si vous voulez un tarif local). Ainsi négociés,
les tarifs sont assez bas.
- Bus locaux : les célèbres bus TATA (indiens)
s'arrêtent tous les 30 mètres mais sont incroyablement peu onéreux :
5 à 10 centimes le kilomètre. C'est le meilleur moyen d'entrer en contact
avec la population locale, souvent en contact physique, car l'espace
est utilisé au mieux. Un touriste avec sac à dos prend le même espace
que 8 Népalais !!
- Bus touristiques : les mêmes bus mais avec
que des touristes.
- Les Rickshaws à moteur : engins à 3 roues
qui vous font profiter au mieux de la pollution de Kathmandu.
- Vélo-Rickshaw : même chose mais avec un gars
en tongues qui pédale comme un forcené.
- Vélos à louer : c'est agréable à Pokhara,
un peu suicidaire à Kathmandu : le code de la route, c'est " priorité
au plus gros ".
- Avion : peut réserver des émotions fortes.
La piste de l'aérodrome de Lukla a été construite par des Sherpas sous
la supervision de Hillary (un des 2 premiers en haut de l'Everest avec
le Sherpa Tenzing). Depuis, il semble que la piste en terre battue n'ait
pas été souvent entretenue. L'atterrissage est assez mouvementé; la
courte piste est inclinée à flan de montagne et se termine par le roc
de la montagne. Le décollage est également impressionnant. Le pilote
bloque les freins et pousse les moteurs à fond. Quand l'avion commence
à glisser sur la piste, il lâche les freins et l'avion s'élève
juste avant le ravin.
HEBERGEMENT
Lorsque les premiers voyageurs ont entrepris
des treks au Népal, ils ne pouvaient que loger chez l'habitant puisque
l'infrastructure touristique était inexistante. Ils ne payaient que
la nourriture. Aujourd'hui, de nombreux lodges ont été construits le
long des sentiers de randonnée mais le système est resté quasiment le
même : le prix de la chambre est très faible, souvent dérisoire (prix
le plus bas constaté : 20 RS soit environ 2 Francs), et il est demandé
aux clients de prendre leurs repas au restaurant de l'hôtel.
A Kathmandu et Pokhara, cette obligation (plus
ou moins formelle) n'existe pas et le prix des chambres est un peu plus
élevé. Il est possible de trouver une chambre double avec salle de bains
pour 250/300 RS. Les chambres sont spacieuses et propres, attention,
l'environnement peut être bruyant (bars et restaurants...). On ne peut
de toutes façons échapper aux concerts d'aboiements des chiens à Kathmandu.
Les salles de bain sont plus ou moins agréables et confortables. Il
faut souvent faire preuve de quelques talents de plombier car il est
difficile d'échapper à la goutte qui énerve ou à la chasse d'eau qui
fuit. Les hôtels offrent divers services appréciables : lavage
du linge, vente des billets de bus et des tours organisés par les agences
(se renseigner cependant sur les tarifs avant d'acheter par l'intermédiaire
de l'hôtel).
Les lodges sont très nombreux le long des sentiers
de treks et le logement n'est pas un problème pour les trekkers individuels.
Le confort des lodges est variable. Dans les villages importants, on
peut trouver des chambres coquettes et des jardins fleuris. L'isolation
n'est pas parfaite; sur le trekk du circuit des Annapurna ,les hôtels
sont souvent en bois et les planches peuvent être espacées de plusieurs
millimètres. De toutes façons, on ne vient pas au Népal pour
dormir dans des hôtels Mercure . Les bouses de yak qui sont mises
à sécher devant les chambres, c'est beaucoup plus authentique ! (On
s'en sert pour allumer le feu). Des douches chaudes peuvent être prises
dans la plupart des lodges de basse altitude. Sur le trek du tour des
Annapurna , l'eau est chauffée par énergie solaire. La quantité
d'eau chaude est donc limitée, il ne faut pas arriver en dernier. A
défaut de douche chaude, on peut demander un seau d'eau chaude,
mais il ne faut pas trop abuser de cette alternative car l'eau est chauffée
au bois et le Népal souffre de la déforestation. Il n'y a qu'au Népal
que l'on peut vivre cela : se retrouver tout
nu dans une cabane de jardin ouverte à tous les vents à 3500 mètres
d'altitude avec vue sur la chaîne des Annapurna , les pieds dans
un seau d'eau chaude ! Une dernière précision : dans la plupart
des lodges (sauf dans les gros villages), il n'y a pas d'électricité.
Comme il fait nuit à 18 h, tout le monde est envoyé au lit assez tôt.
A
TABLE !
Si vous visitez le Népal, vous ne pouvez y échapper
: le plat national, c'est le
Dahl Bhat Tarakari (Dahl Bhat pour les intimes). Les Népalais sont
généralement assez pauvres et les ingrédient disponibles sont
peu nombreux. Il n'y a donc pas véritablement d'art culinaire
au Népal. La plupart des Népalais se contentent d'un Dahl Bhat en milieu
de matinée et d'un autre en début de soirée. Ce plat se compose
de riz blanc bouilli (Bhat), d'une soupe de lentilles (Dahl), et de
légumes au curry (Tarakari). Le tout est servi sur un plateau compartimenté
en acier inoxydable (Thaali). Les Népalais mangent avec les mains :
ou plus précisément avec la main droite uniquement. Ils
versent un peu de lentilles sur le riz, ajoutent des légumes, remuent
pour faire se décoller le riz et enfournent le tout en utilisant les
doigts comme une cuillère. Le pouce sert à pousser la nourriture dans
la bouche. Les femmes népalaises se simplifient ainsi la vie : même
plat pour tout le monde, tous les jours, matin et soir, et en plus presque
pas de vaisselle ! Le Dahl Bhat est un plat équilibré (les protéines
sont apportées par les lentilles) et il est généralement très bon, surtout
après une journée de marche... Les légumes servis diffèrent
suivant les régions (pommes de terre, haricots, feuilles d'on ne sait
trop quoi...). La soupe de lentilles est généralement de moins en moins
épaisse lorsque l'on monte en altitude. Au Népal, pour demander " comment
vas-tu ?", on dit quelque chose qui littéralement signifie: " as-tu
mangé ton Dahl Bhat? " !!!
Le riz est à la base de l'alimentation dans les
plaines et les régions où il peut être transporté à un coût raisonnable.
En altitude, il est remplacé par le millet ou le maïs. On en fait des
boules de farine grillées appelées Tsampas. Les Tsampas peuvent être
mangées sous cette forme (c'est étouffe-bouddhiste et plutôt spécial
) ou sous forme de porridge.
Les plats tibétains sont très populaires. On
trouve partout des momos. Ce sont de gros raviolis à la vapeur, fourrés
avec des légumes et des pommes de terre, très rarement de la viande.
Les momos sont servis avec de la sauce chili et sont vraiment délicieux.
Les momos peuvent quelquefois être fris et non à la vapeur, il est alors
plus académique de les appeler Kathay.
Le thé tibétain est rarement proposé aux touristes.
En vérité, les touristes qui ont essayé ne s'en plaignent pas. Il doit
falloir y être accoutumé dès le plus jeune âge pour apprécier
! Dans un grand fourneau en bois, on remue avec un bâton du beurre,
du thé, de l'eau, du lait et du sel. On a eu la chance d'en boire dans
les monastères bouddhistes pendant les offices.
Plusieurs types de pain sont proposés. Ils ont
tous la forme de galette. Le Chapatti est fin et assez sec. Le Tibetan
bread est frit. Il est plus consistant et plus gras (à prendre au petit
déjeuné avec du miel ou de la confiture). On trouve aussi du pain au
maïs, assez sucré et quelques spécialités dans les villages (le Kagbeni
bread est un délicieux petit pain grillé).
Le fromage est assez onéreux. On trouve du fromage
de buffalo et surtout de nak (la femelle du yak). C'est souvent très
bon et ressemblant un peu à la tomme de Savoie (quelquefois, cela a
un goût beaucoup plus prononcé...). On trouve également du yoghourt
(appelé Curd) et plus souvent du Lassi (Curd dilué avec de l'eau). Le
lassi à la banane est une de nos boissons préférées.
Sur le trek, nous avons alterné les Dahl Bhat,
les autres plats à base de riz (riz frit), les plats de pommes de terre
(bouillies, fries), les spring rolls (gros beignets de légumes le plus
souvent) et plus rarement les pizzas, macaronis... Pour combler les
petits creux, il y a aussi les soupes (la noodle soup que l'on trouve
partout en Asie, et notre préférée, plus difficile à trouver : la soupe
de courge). Les menus sont quasiment les même sur tout le trek (ils
doivent être approuvés par un organisme). Après quelques jours, on en
connaît l'essentiel par cur. Seuls les prix varient avec
l'altitude (tout est acheminé à dos de porteur ou par des mules).
RENCONTRES
- Rencontre avec un Lama réincarné :
Nous sommes à Jarkhot, sur le chemin du départ
lorsque nous entendons le son grave des cordes qui annoncent la venue
d'un Lama. Tout le village est en émoi, l'encens brûle dans les
rues. Le Lama arrive sur un cheval, escorté de nombreux autres moines
et de femmes qui ont revêtu une coiffe sertie de pierres turquoises
et chantant en l'honneur du Lama. Nous décidons de suivre la procession
jusqu'au monastère en haut du village. Une haie d'honneur, formée des
femmes d'un côté et de jeunes villageois (en habits de moine tibétain,
de 3 à 12 ans environ) de l'autre côté accueillent le Lama et les Monks
qui pénètrent dans le temple.
Nous prenons quantité de photos, surtout des
petits Monks qui sont fortement
intéressés par notre appareil photo. Je passe une tête dans le temple
sans y pénétrer : le Lama, assis plus haut que le reste de l'assemblée
est en train de dire un sermon. Les Monks ainsi que les personnalités
religieuses du village sont assis par terre, boivent du thé, mangent
des biscuits que leur apporte une femme. C'est au tour du " chef " du
village de prononcer un long discours. Puis certains villageois entrent
dans le temple, s'approchent du Lama et lui présentent l'écharpe blanche
des bouddhistes. Le Lama les bénit en leur mettant l'écharpe autour
du cou. Tony est allé chercher au fond de son sac l'écharpe blanche
qu'on lui a donné à Kangsar. Lorsque le Lama sort du temple, il est
le seul à lui présenter l'écharpe paume des mains retournées (10 minutes
de répétition pour ne pas se tromper de geste !). J'immortalise
ce moment d'une belle photo, lorsque le Lama le bénit. Parole du
Lama : " Where do you come from ? ". Tony est dans tous ses états !
Puis, avec l'aide d'un guide népalais, nous discutons avec le responsable
du centre médical : il nous explique qu'il s'agit d'un Lama très important
qui vient d'Inde,du monastère du Dalaï Lama, parcourant la vallée
et le Mustang pour préparer la venue, l'année prochaine, d'un Lama encore
plus important. Le guide nous écrit le nom du Lama en Népalais. Pendant
toute la cérémonie, j'ai observé le Lama et les Monks qui l'accompagnent.
Il est étonnant de remarquer comme ils ont l'air érudits, savants,
sereins, quand on les compare aux populations locales. Ils ont l'air
d'intellectuels venant prêcher auprès des populations païennes.
Nous comprenons que le Lama a parlé en tibétain et que les gens d'ici
comprennent cette langue. Enfin, quand tout le monde est parti, nous
montons sur le toit du monastère pour y admirer la vue sur toute la
vallée.
- Dîner en famille Sherpa dans notre guest house.
Tout le monde participe à la préparation du Dahl Bhat dans la cuisine,
autour du feu. Nous sommes intégrés à la communauté, étant les seuls
clients de cet hôtel en construction tenu par un vieux (53 ans
seulement, mais ça n'est plus tout jeune au Népal) et
sa famille. Tony épluche même les pommes de terre, je me réchauffe
au coin du feu sur un tabouret, je profite de l'ambiance de Noël. Ici
c'est tous les jours Noël. Pas besoin de télévision, le repas, toujours
le même prend 2 heures à cuisiner. Où l'on comprend que l'électroménager
(donc l'électricité), le progrès quoi, a libéré les hommes pour qu'ils
puissent regarder la télé. Le jour de Noël, on ne regarde pas la télé,
mais tout le monde se rassemble pour préparer les plats compliqués
et le temps passe tout seul. Nous mangeons tous ensemble, puis photo.
Le vieux nous raconte les plus grands moments de sa vie de guide au
Népal, au Tibet et en Chine. Il a les yeux qui brillent. Grâce
à cette famille de Sherpas, nous avons eu notre Noël à nous, en avance
et avec eux. Quel bonheur que ces moments improvisés de communion avec
le pays.
ON
NE VOIT ÇA QU'ICI ...
- le Dahl Bhat
- les crottes de yaks
- la gentillesse des villageois sur les treks
- les Sherpas
- la face sud de l'Everest à 6 kilomètres à vol d'oiseau
- le survol de la chaîne Himalaya par temps clair
- le Yéti
- un monastère de 7 nonnes bouddhistes perdu dans les montagnes.
DEPENSES TOTALES NEPAL :
Avion |
2
700 FRF
|
(Katmandou
- Lukla AR)
|
Equipement trekking |
800
FRF
|
|
Livres
/ guides / cartes |
200
FRF
|
|
Dépenses
"ordinaires" |
11
100 FRF
|
|
|
_________
|
|
Dépenses
totales |
14
800 FRF
|
en
60 jours
|
Rappel : budget Népal : 20 000 FRF (ramené à 60 jours )
donc écart positif : 5 000 FRF soit 25 %
AUTOUR DES ANNAPURNA ....
Bilan :
ITINÉRAIRE :
Nombre
de jours : |
28 |
Altitude
mini : |
760
m |
Altitude
maxi : |
5
416 m (Thorung La Pass ) |
Heures
de marche : |
134 |
ÉQUIPEMENT:
Poids des sacs (à 2 ) : environ 25 kilos avec le matériel photo
Nombre de photos : 190 diapos + 50 N & B (très raisonnable )
CLIMAT:
jours de soleil : 25
Jours de nuages : 3
Jours de pluie : 0
Température maxi : 28
Température mini : -2
LOGEMENT ET NOURRITURE :
Douches (chacun ) : 16
Bassines d'eau chaude (chacun ) : 7
Tasses de thé (chacun ) : 130
Barres chocolatées (chacun ) : 5
Dhal Baht (chacun ) : 18 (moyenne car beaucoup plus pour Tony )
Cheese cake (à 2 ) : 1 ( le premier soir )
SANTE :
Ampoules (à 2 ) : 0
Immodium (à 2 ) : 4 (1 prise pour chacun )
BUDGET :
Coût total (à 2 ) : 35 000 Roupies ( 3 700 FRF )
dont dépenses exceptionnelles : 3 000 Roupies (droits d'entrée, souvenirs ....)
Itinéraire du Trek :
Nous sommes partis, sac sur le dos, sans guide
ni porteur pour 4 semaines. Notre parcours s'est organisé autour du
circuit appelé "Le tour des Annapurna" dont certains disent qu'il s'agit
du plus beau trekking du monde ! Ce parcours qui nous emmène à 5400
mètres d'altitude, se fait habituellement en 3 semaines, sur lesquels
nous greffons 2 extras :
- 1 aller retour depuis Manang vers le lac Tilicho
à 5000 mètres;
- 1 raccrochage en fin de parcours sur le trek
dit du "Sanctuaire des Annapurna" qui nous mène en 3-4 jours au camp
de base de ces géants.
Ce trek nous a permis de découvrir la grande
diversité de cette région, tant sur le plan géographique (paysages de
rizières en basse altitude jusqu'au plateau aride du Tibet au nord de
la chaîne de l'Himalaya) que culturel (traversée des villages aux différentes
ethnies, de religion hindoue puis bouddhiste d'origine tibétaine). Après
une journée de bus entre Kathmandu et Besisahar, nous sommes partis
le 12 octobre pour effectuer le parcours dans le sens inverse des aiguilles
d'une montre. C'est en effet plus facile pour la traversée du col de
Thorung La à 5 416 mètres et cela vous évite de croiser tous les autres
trekkers, puisque presque tout le monde tourne dans le même sens !
Nous avons choisi nos étapes en fonction de
notre condition physique (5 heures de marche par jour en moyenne) mais
aussi des jolis villages que nous traversions et dans lesquels nous
souhaitions passer la nuit. Enfin, nous nous sommes aidé d'un guide
en anglais acheté à Kathmandu "Trekking in the Annapurna region" de
Bryn Thomas dans le choix de nos étapes, notamment à la fin du parcours
où de nombreuses solutions d'itinéraire sont possibles. A noter que
le Lonely Planet Nepal, ainsi que le Routard sont très insuffisants
sur leurs parties trekking.
Ci dessous notre itinéraire jour par jour mentionnant
les principaux centres d'intérêt trouvés.
jours
|
Départ
|
Arrivée
|
heures
de
marche
|
interêt
|
Commentaires
|
1 |
Besisahar |
Ngadi |
5 |
3 |
|
2 |
Ngadi |
Syange |
5 |
3 |
|
3 |
Syange |
Tal |
5h 30 |
3 |
|
4 |
Tal |
Danagyu |
4 |
3 |
|
5 |
Danagyu |
Chame |
4 |
3 |
|
6 |
Chame |
Lower Pisang |
5 |
3 |
|
7 |
Lower Pisang |
Manang |
7 |
4 |
via Ghyoru et Ngzwal |
8 |
Manang |
Manang |
2 |
2 |
journée d'acclimatation,balades
|
9 |
Manang |
Kangsar |
2h 15 |
3 |
|
10 |
Kangsar |
Camp de base Tilicho |
6h30 |
4 |
|
11 |
CB Tilicho |
Kangsar |
8 |
4 |
via le lac Tilicho |
12 |
Kangsar |
Gunsang |
3 |
3 |
|
13 |
Gunsang |
Thorung Phedi |
6 |
2 |
|
14 |
Thorung Phedi |
Jarkhot |
7h 30 |
3 |
via leThorung La Pass (5416 m ) |
15 |
Jarkhot |
Kagbeni |
2h 30 |
3 |
|
16 |
Kagbeni |
Marpha |
4h 30 |
1 |
|
17 |
Marpha |
Kalopani |
5 |
2 |
|
18 |
Kalopani |
Dana |
5h 30 |
2 |
|
19 |
Dana |
Sikha |
6 |
3 |
|
20 |
Sikha |
Ghorepani |
3 |
3 |
|
21 |
Ghorepani |
Chiukle |
6 |
4 |
via point de vue Poon Hill |
22 |
Chiukle |
Bamboo |
6 |
3 |
|
23 |
Bamboo |
M B C |
6 |
2 |
MBC : Machhapuchhre Base Camp |
24 |
M B C |
A B C |
1h 30 |
4 |
ABC: Annapurna Base Camp |
25 |
A B C |
Dovan |
5 |
4 |
|
26 |
Dovan |
Sinuwa |
2h 30 |
2 |
|
27 |
Sinuwa |
Ghandruk |
5h 30 |
3 |
|
28 |
Ghandruk |
Pokhara |
4 |
3 |
|
TOTAL: 133h45
|
Les meilleures vues à ne pas manquer :
- sanctuaire des Annapurna (camp de base) à
4200 mètres d'altitude
- col du Tilicho Tal et Tilicho Lake à 4800/5000
mètres
- Poon Hill et Ghorepani à 3200/2800 mètres
- Ghandruk à 2000 mètres
- Kalopani à 2500 mètres
- Ghyaru à 3 700 mètres d'altitude.
La journée du trekker :
Voici l'emploi du temps d'un trekker au Népal
: nous nous levons vers 6 h 30, c'est à dire en même temps que le soleil.
Le temps de se mettre en route, nous partons vers 8 h après avoir englouti
un petit déjeuné composé de pain tibétain/confiture (sorte de beignets)
et de thé, parfois accompagnés de muesli ou de crêpes. Nous marchons
au milieu de paysages variés et grandioses jusqu'en milieu d'après-midi,
en traversant des villages de montagne traditionnels fortement imprégnés
de leur culture tibétaine et bouddhiste. Entre temps, nous avons fait
de larges pauses (à 11h, pause barres chocolatées) et un bon déjeuner
accompagné d'une tasse de thé au citron. Nous nous arrêtons dans des
lodges soignés (jardins fleuris) où nous prenons nos quartiers jusqu'au
lendemain. Douche chaude ou cuvette d'eau chaude, puis lessive du jour.
Enfin, nous nous reposons jusqu'au dîner en écrivant le journal et en
lisant, tout en sirotant notre thé au lait. Après la nuit tombée à 18
h, nous rejoignons les autres trekkers autour de la table commune du
lodge et dégustons des plats succulents comme du riz, des pommes de
terre, ou encore des pizzas, des pâtes, du riz ou du riz. A 20 h, nous
jumelons nos sacs de couchage et soufflons la bougie pour nous endormir
du sommeil du juste (à l'heure où l'on était, il y a encore peu de temps,
encore au bureau). Cette monotonie est infiniment délectable.
Équipement :
L'équipement pour un trek de 4 semaines est
très important, surtout si c'est vous qui portez votre sac. Il faut
donc choisir très attentivement son équipement, notamment votre sac
à dos, vos chaussures et votre sac de couchage. Le reste peut s'acheter
à des prix dérisoires à Kathmandu ou Pokhara (nombreuses copies de qualité).
Équipement pour une personne :
- un sac à dos 60-70 litres
- des chaussures de marche grande randonnée (600 francs minimum)
- un sac de couchage (confort environ - 6°C )
- deux bâtons de marche (on peut acheter des bâtons en bois au Népal, 3 francs chacun)
- deux paires de chaussettes randonnée spéciales + une pour le soir
- 3 T-Shirt (dont un pour le soir)
- une chemise en coton manches longues
- une bonne polaire
- une veste gore-tex
- un pantalon/short + un pantalon pour le soir
- des gants et un bonnet
- un maillot de bain pour les sources d'eau chaude
- 3 slips
- des sous-vêtements techniques pour dormir
- une trousse de toilette
- une serviette de toilette ou un paréo (sèche plus facilement)
- une trousse à pharmacie
- une crème solaire
- une gourde de 1 ou 2 litres + micropur (on en trouve au Népal : Iodine)
- une écharpe
- un rouleau de PQ et des mouchoirs
- des barres énergétiques/bonbons
- un gros livre
- une carte de la région et un guide
- de bonnes lunettes de soleil
- une lampe de poche frontale, accessoire indispensable pour aller aux toilettes la nuit
- des sandales ou chaussures légères pour le soir et pour la douche
- un appareil photo et des pellicules en quantité.
Nous n'avons eu aucun jour de pluie. En revanche,
il est important de se protéger contre le froid et surtout le vent (veste
coupe-vent, chemise manches longues, lunettes de soleil couvrantes).
L'ensemble de ces affaires peut s'acheter à Kathmandu ou à Pokhara pour
un prix dérisoire. A titre d'exemple, nous avons acheté un pantalon-short
à zip pour 40 francs et une polaire doublée réversible pour 90 francs.
Bien entendu, la qualité n'est pas équivalente, mais pour le prix...
En revanche il est préférable d'acheter en France ses chaussures (qualité),
sa lampe frontale, ses sous-vêtements techniques et ses chaussettes
de marche (choix limité et prix équivalents). Le nombre limité de T-shirts
et de chaussettes exige une lessive quotidienne, que vous ferez sécher
le lendemain sur votre sac à dos (n'oubliez pas les épingles à nourrice).
Si vous n'êtes pas trop chargés, acheter vos barres chocolatées
et bonbons à Kathmandu, car les prix montent vite avec l'altitude. Exemple
! : le Mars est à 3,50 Francs à Kathmandu et 8 Francs à Thorung Phedi.
Alors multiplié par le nombre de jours... il n'y a pas de petites économies.
Climat :
Notre trek s'est déroulé du 12 octobre au 8
novembre, la meilleure saison (la saison haute) nous a t-on dit. C'est
juste après la mousson, la végétation est luxuriante et le temps au
beau fixe. Les 15 premiers jours, nous n'avons eu que du beau temps
: le matin, soleil radieux, à midi soleil radieux, et l'après-midi soleil
radieux (prévoir crème solaire). A partir de Manaug, il fait plus froid
à cause de l'altitude l'après midi et nous avons même vu quelques nuages
après 15 heures (mais la journée de marche est souvent finie à cette
heure là). Un jour pas terrible après le passage du col entre Kagbeni
et Jomoson avec, surprise, des nuages dès le matin et du vent
toute la journée (et de la poussière). Vers la fin du trekking et sur
le chemin du sanctuaire des Annapurna, le temps s'est légèrement dégradé
avec des nuages l'après-midi. Peut-être parce qu'on était en novembre
?
Résumé : Temps exceptionnel, chaud et sec, plus
froid en altitude (étonnant non ?).
Logement et nourriture (Annapurna) :
(Voir rubrique Népal) A noter le grand soin apporté
au logement et surtout à la situation des lodges : superbes vues sur
les chutes d'eau ou les montagnes, jardins fleuris avec tables et chaises
pour se reposer en sirotant son thé, gentillesse des patrons. Tous les
soirs, nous avons pu prendre une douche chaude sans supplément (sauf
sur le chemin du sanctuaire : compter 5 Francs). Les chambres proposées
se composent de 4 murs, 2 petits lits (à regrouper si l'on veut jumeler
les duvets), une fenêtre. Sommaire. Pas souvent d'électricité (prévoir
une bougie pour l'ambiance), on se couche donc assez tôt. La nourriture
est excellente et le choix assez varié (on se lasse vite du Dahl Bhat),
sauf peut être après 28 jours sans viande ni yaourt ni (presque) fruits.
On trouve après Jomoson de bonnes pâtisseries et notamment des apple
pies, ce qui fait que certains appellent ce trek le " trek des tartes
aux pommes ". Le confort après le Thorung La est meilleur car il y a
plus de monde, plus d'hotels et plus de concurrence (c'est pourtant
la partie la moins intéressante ! Mais on peut prendre l'avion jusqu'à
Jomoson et redescendre à pied !). On trouve des lodges tout au long
du chemin dans presque tous les villages. Vous n'êtes donc pas obligés
de suivre les étapes " classiques " et pouvez vous arrêter lorsque fatigue
ou mieux, lorsque coup de cœur ! Aucun problème de place malgré la haute
saison : on rentre dans un lodge, on demande si il y a une chambre de
libre et on nous dit oui. En 28 jours, un seul lodge était complet quand
on est arrivé . Une astuce : demander une chambre triple (2 Francs de
plus ou souvent le même prix), cela permet de mettre le bordel sur le
troisième lit disponible. Important : l'eau qu'il faut boire en grande
quantité quand on est en altitude : 2 à 3 litres par jour. Il est préférable
de prendre des gourdes à remplir sur les chemins (une source toutes
les 30 minutes environ) et à apurer avec du micropur (à acheter en France)
ou de l'Iodine (à acheter au Népal). Environ 1 Franc pour 1 litre, alors
que le prix des bouteilles plastique varie de 1,50 Francs à Kathmandu
à 5 ou même 12 Francs sur le trek. A vous de faire le calcul, en plus
c'est écologique. Le goût est très léger et vous pouvez y ajouter du
Tang ou du jus de citron.
Les meilleures adresses :
- Syangé : Chinese Rainbow Lodge (super vue)
- Kangsar : Laxmir Hotel (super sympa)
- Kagbeni : Red House Lodge (super ambiance)
- Ghorepani : Superview Hotel (super tout)
- Dana : Cabin Hotel (super Dahl Bhat !)
- Tatopani : Daulaghiri Lodge (super jardin)
Santé :
Aucun problème quand on est bien équipé ! Pas
de mal de dos (sauf les 2 premiers jours, il faut bien s'habituer aux
12 kilos !), pas d'ampoule, pas de coup de soleil, pas de mal d'altitude
(on monte très progressivement). Ah si : une bonne" gardiase"
pour Bénédicte le 26ème jour : vomi pendant la nuit, nausées, muscles
inopérants (?!), impossible d'avancer tellement ça fait mal (crise de
nerfs !) puis finalement diarrhée carabinée et fatigue anormale, pas
de féculents donc riz blanc. On ne sait pas d'où ça vient mais depuis
ce jour elle ne mange plus de Roasti avec des œufs fris dessus ! Et
aussi le 2ème jour un immodium pour Tony (c'est dans la tête). Correct.
Budget :
C'est simple : 3700 Francs à 2 en 28 jours,
il n'y a rien à dire ! Et sans se priver du tout ! Prévoir plus si vous
aimez le Coca (de 3 à 8 Francs) et la bière (10 à 15 Francs pour 675
ml).