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Carnets de route

 

ITINERAIRE  :  du 7 Octobre au 4 Décembre 2000

- 4 jours à Kathmandu
- 28 jours de trekking autour des Annapurna
- 2 jours de repos à Pokhara
- 3 jours de rafting sur la Kali Gandaki
- 3 jours dans le parc de Chitwan
- 15 jours de trekking dans la région de l'Everest
- 3 jours à Kathmandu


TRANSPORT

Les moyens de transport disponibles sont les suivants :

- Taxis : les taximètres sont extrêmement rarement utilisés et il faut donc négocier la course (diviser par 2 ou 3 le tarif proposé si vous voulez un tarif local). Ainsi négociés, les tarifs sont assez bas.

- Bus locaux : les célèbres bus TATA (indiens) s'arrêtent tous les 30 mètres mais sont incroyablement peu onéreux : 5 à 10 centimes le kilomètre. C'est le meilleur moyen d'entrer en contact avec la population locale, souvent en contact physique, car l'espace est utilisé au mieux. Un touriste avec sac à dos prend le même espace que 8 Népalais !!

- Bus touristiques : les mêmes bus mais avec que des touristes.

- Les Rickshaws à moteur : engins à 3 roues qui vous font profiter au mieux de la pollution de Kathmandu.

- Vélo-Rickshaw : même chose mais avec un gars en tongues qui pédale comme un forcené.

- Vélos à louer : c'est agréable à Pokhara, un peu suicidaire à Kathmandu : le code de la route, c'est " priorité au plus gros ".

- Avion : peut réserver des émotions fortes. La piste de l'aérodrome de Lukla a été construite par des Sherpas sous la supervision de Hillary (un des 2 premiers en haut de l'Everest avec le Sherpa Tenzing). Depuis, il semble que la piste en terre battue n'ait pas été souvent entretenue. L'atterrissage est assez mouvementé; la courte piste est inclinée à flan de montagne et se termine par le roc de la montagne. Le décollage est également impressionnant. Le pilote bloque les freins et pousse les moteurs à fond. Quand l'avion commence à glisser sur la piste, il lâche les freins et l'avion s'élève juste avant le ravin.


HEBERGEMENT

Lorsque les premiers voyageurs ont entrepris des treks au Népal, ils ne pouvaient que loger chez l'habitant puisque l'infrastructure touristique était inexistante. Ils ne payaient que la nourriture. Aujourd'hui, de nombreux lodges ont été construits le long des sentiers de randonnée mais le système est resté quasiment le même : le prix de la chambre est très faible, souvent dérisoire (prix le plus bas constaté : 20 RS soit environ 2 Francs), et il est demandé aux clients de prendre leurs repas au restaurant de l'hôtel.

A Kathmandu et Pokhara, cette obligation (plus ou moins formelle) n'existe pas et le prix des chambres est un peu plus élevé. Il est possible de trouver une chambre double avec salle de bains pour 250/300 RS. Les chambres sont spacieuses et propres, attention, l'environnement peut être bruyant (bars et restaurants...). On ne peut de toutes façons échapper aux concerts d'aboiements des chiens à Kathmandu. Les salles de bain sont plus ou moins agréables et confortables. Il faut souvent faire preuve de quelques talents de plombier car il est difficile d'échapper à la goutte qui énerve ou à la chasse d'eau qui fuit. Les hôtels offrent divers services appréciables : lavage du linge, vente des billets de bus et des tours organisés par les agences (se renseigner cependant sur les tarifs avant d'acheter par l'intermédiaire de l'hôtel).

Les lodges sont très nombreux le long des sentiers de treks et le logement n'est pas un problème pour les trekkers individuels. Le confort des lodges est variable. Dans les villages importants, on peut trouver des chambres coquettes et des jardins fleuris. L'isolation n'est pas parfaite; sur le trekk du circuit des Annapurna ,les hôtels sont souvent en bois et les planches peuvent être espacées de plusieurs millimètres. De toutes façons, on ne vient pas au Népal pour dormir dans des hôtels Mercure . Les bouses de yak qui sont mises à sécher devant les chambres, c'est beaucoup plus authentique ! (On s'en sert pour allumer le feu). Des douches chaudes peuvent être prises dans la plupart des lodges de basse altitude. Sur le trek du tour des Annapurna , l'eau est chauffée par énergie solaire. La quantité d'eau chaude est donc limitée, il ne faut pas arriver en dernier. A défaut de douche chaude, on peut demander un seau d'eau chaude, mais il ne faut pas trop abuser de cette alternative car l'eau est chauffée au bois et le Népal souffre de la déforestation. Il n'y a qu'au Népal que l'on peut vivre cela : se retrouver tout nu dans une cabane de jardin ouverte à tous les vents à 3500 mètres d'altitude avec vue sur la chaîne des Annapurna , les pieds dans un seau d'eau chaude ! Une dernière précision : dans la plupart des lodges (sauf dans les gros villages), il n'y a pas d'électricité. Comme il fait nuit à 18 h, tout le monde est envoyé au lit assez tôt.


A TABLE !

Si vous visitez le Népal, vous ne pouvez y échapper : le plat national, c'est le Dahl Bhat Tarakari (Dahl Bhat pour les intimes). Les Népalais sont généralement assez pauvres et les ingrédient disponibles sont peu nombreux. Il n'y a donc pas véritablement d'art culinaire au Népal. La plupart des Népalais se contentent d'un Dahl Bhat en milieu de matinée et d'un autre en début de soirée. Ce plat se compose de riz blanc bouilli (Bhat), d'une soupe de lentilles (Dahl), et de légumes au curry (Tarakari). Le tout est servi sur un plateau compartimenté en acier inoxydable (Thaali). Les Népalais mangent avec les mains : ou plus précisément avec la main droite uniquement. Ils versent un peu de lentilles sur le riz, ajoutent des légumes, remuent pour faire se décoller le riz et enfournent le tout en utilisant les doigts comme une cuillère. Le pouce sert à pousser la nourriture dans la bouche. Les femmes népalaises se simplifient ainsi la vie : même plat pour tout le monde, tous les jours, matin et soir, et en plus presque pas de vaisselle ! Le Dahl Bhat est un plat équilibré (les protéines sont apportées par les lentilles) et il est généralement très bon, surtout après une journée de marche... Les légumes servis diffèrent suivant les régions (pommes de terre, haricots, feuilles d'on ne sait trop quoi...). La soupe de lentilles est généralement de moins en moins épaisse lorsque l'on monte en altitude. Au Népal, pour demander " comment vas-tu ?", on dit quelque chose qui littéralement signifie: " as-tu mangé ton Dahl Bhat? " !!!

Le riz est à la base de l'alimentation dans les plaines et les régions où il peut être transporté à un coût raisonnable. En altitude, il est remplacé par le millet ou le maïs. On en fait des boules de farine grillées appelées Tsampas. Les Tsampas peuvent être mangées sous cette forme (c'est étouffe-bouddhiste et plutôt spécial ) ou sous forme de porridge.

Les plats tibétains sont très populaires. On trouve partout des momos. Ce sont de gros raviolis à la vapeur, fourrés avec des légumes et des pommes de terre, très rarement de la viande. Les momos sont servis avec de la sauce chili et sont vraiment délicieux. Les momos peuvent quelquefois être fris et non à la vapeur, il est alors plus académique de les appeler Kathay.

Le thé tibétain est rarement proposé aux touristes. En vérité, les touristes qui ont essayé ne s'en plaignent pas. Il doit falloir y être accoutumé dès le plus jeune âge pour apprécier ! Dans un grand fourneau en bois, on remue avec un bâton du beurre, du thé, de l'eau, du lait et du sel. On a eu la chance d'en boire dans les monastères bouddhistes pendant les offices.

Plusieurs types de pain sont proposés. Ils ont tous la forme de galette. Le Chapatti est fin et assez sec. Le Tibetan bread est frit. Il est plus consistant et plus gras (à prendre au petit déjeuné avec du miel ou de la confiture). On trouve aussi du pain au maïs, assez sucré et quelques spécialités dans les villages (le Kagbeni bread est un délicieux petit pain grillé).

Le fromage est assez onéreux. On trouve du fromage de buffalo et surtout de nak (la femelle du yak). C'est souvent très bon et ressemblant un peu à la tomme de Savoie (quelquefois, cela a un goût beaucoup plus prononcé...). On trouve également du yoghourt (appelé Curd) et plus souvent du Lassi (Curd dilué avec de l'eau). Le lassi à la banane est une de nos boissons préférées.

Sur le trek, nous avons alterné les Dahl Bhat, les autres plats à base de riz (riz frit), les plats de pommes de terre (bouillies, fries), les spring rolls (gros beignets de légumes le plus souvent) et plus rarement les pizzas, macaronis... Pour combler les petits creux, il y a aussi les soupes (la noodle soup que l'on trouve partout en Asie, et notre préférée, plus difficile à trouver : la soupe de courge). Les menus sont quasiment les même sur tout le trek (ils doivent être approuvés par un organisme). Après quelques jours, on en connaît l'essentiel par cœur. Seuls les prix varient avec l'altitude (tout est acheminé à dos de porteur ou par des mules).


RENCONTRES

- Rencontre avec un Lama réincarné :

Nous sommes à Jarkhot, sur le chemin du départ lorsque nous entendons le son grave des cordes qui annoncent la venue d'un Lama. Tout le village est en émoi, l'encens brûle dans les rues. Le Lama arrive sur un cheval, escorté de nombreux autres moines et de femmes qui ont revêtu une coiffe sertie de pierres turquoises et chantant en l'honneur du Lama. Nous décidons de suivre la procession jusqu'au monastère en haut du village. Une haie d'honneur, formée des femmes d'un côté et de jeunes villageois (en habits de moine tibétain, de 3 à 12 ans environ) de l'autre côté accueillent le Lama et les Monks qui pénètrent dans le temple.

Nous prenons quantité de photos, surtout des petits Monks qui sont fortement intéressés par notre appareil photo. Je passe une tête dans le temple sans y pénétrer : le Lama, assis plus haut que le reste de l'assemblée est en train de dire un sermon. Les Monks ainsi que les personnalités religieuses du village sont assis par terre, boivent du thé, mangent des biscuits que leur apporte une femme. C'est au tour du " chef " du village de prononcer un long discours. Puis certains villageois entrent dans le temple, s'approchent du Lama et lui présentent l'écharpe blanche des bouddhistes. Le Lama les bénit en leur mettant l'écharpe autour du cou. Tony est allé chercher au fond de son sac l'écharpe blanche qu'on lui a donné à Kangsar. Lorsque le Lama sort du temple, il est le seul à lui présenter l'écharpe paume des mains retournées (10 minutes de répétition pour ne pas se tromper de geste !). J'immortalise ce moment d'une belle photo, lorsque le Lama le bénit. Parole du Lama : " Where do you come from ? ". Tony est dans tous ses états ! Puis, avec l'aide d'un guide népalais, nous discutons avec le responsable du centre médical : il nous explique qu'il s'agit d'un Lama très important qui vient d'Inde,du monastère du Dalaï Lama, parcourant la vallée et le Mustang pour préparer la venue, l'année prochaine, d'un Lama encore plus important. Le guide nous écrit le nom du Lama en Népalais. Pendant toute la cérémonie, j'ai observé le Lama et les Monks qui l'accompagnent. Il est étonnant de remarquer comme ils ont l'air érudits, savants, sereins, quand on les compare aux populations locales. Ils ont l'air d'intellectuels venant prêcher auprès des populations païennes. Nous comprenons que le Lama a parlé en tibétain et que les gens d'ici comprennent cette langue. Enfin, quand tout le monde est parti, nous montons sur le toit du monastère pour y admirer la vue sur toute la vallée.

- Dîner en famille Sherpa dans notre guest house. Tout le monde participe à la préparation du Dahl Bhat dans la cuisine, autour du feu. Nous sommes intégrés à la communauté, étant les seuls clients de cet hôtel en construction tenu par un vieux (53 ans seulement, mais ça n'est plus tout jeune au Népal) et sa famille. Tony épluche même les pommes de terre, je me réchauffe au coin du feu sur un tabouret, je profite de l'ambiance de Noël. Ici c'est tous les jours Noël. Pas besoin de télévision, le repas, toujours le même prend 2 heures à cuisiner. Où l'on comprend que l'électroménager (donc l'électricité), le progrès quoi, a libéré les hommes pour qu'ils puissent regarder la télé. Le jour de Noël, on ne regarde pas la télé, mais tout le monde se rassemble pour préparer les plats compliqués et le temps passe tout seul. Nous mangeons tous ensemble, puis photo. Le vieux nous raconte les plus grands moments de sa vie de guide au Népal, au Tibet et en Chine. Il a les yeux qui brillent. Grâce à cette famille de Sherpas, nous avons eu notre Noël à nous, en avance et avec eux. Quel bonheur que ces moments improvisés de communion avec le pays.


ON NE VOIT ÇA QU'ICI ...

- le Dahl Bhat
- les crottes de yaks
- la gentillesse des villageois sur les treks
- les Sherpas
- la face sud de l'Everest à 6 kilomètres à vol d'oiseau
- le survol de la chaîne Himalaya par temps clair
- le Yéti
- un monastère de 7 nonnes bouddhistes perdu dans les montagnes. 

DEPENSES TOTALES NEPAL :

Avion
2 700 FRF
(Katmandou - Lukla AR)
Equipement trekking
800 FRF
 
Livres / guides / cartes
200 FRF
 
Dépenses "ordinaires"
11 100 FRF
 
 
_________
 
Dépenses totales
14 800 FRF
en 60 jours

Rappel : budget Népal : 20 000 FRF  (ramené à 60 jours )
               donc écart positif : 5 000 FRF   soit  25 %       


AUTOUR DES ANNAPURNA ....

Bilan :

ITINÉRAIRE :
Nombre de jours : 28
Altitude mini : 760 m
Altitude maxi : 5 416 m (Thorung La Pass )
Heures de marche : 134
ÉQUIPEMENT:

Poids des sacs  (à 2 )            : environ 25 kilos avec le matériel photo
Nombre de photos                : 190 diapos + 50 N & B (très raisonnable )

CLIMAT:

jours de soleil                        : 25
Jours de nuages                    : 3
Jours de pluie                        : 0
Température maxi                  : 28
Température mini                  : -2

LOGEMENT ET NOURRITURE :

Douches (chacun )                          : 16
Bassines d'eau chaude (chacun ) : 7
Tasses de thé (chacun )                 : 130
Barres chocolatées (chacun )        : 5
Dhal Baht (chacun )                          : 18 (moyenne car beaucoup plus pour Tony )
Cheese cake (à 2 )                            : 1 ( le premier soir )

SANTE :

Ampoules (à 2 )                                  : 0
Immodium (à 2 )                                  : 4  (1 prise pour chacun )

BUDGET :

Coût total (à 2 )                                  : 35 000 Roupies ( 3 700 FRF )
dont dépenses exceptionnelles       : 3 000 Roupies (droits d'entrée, souvenirs ....)

 

Itinéraire du Trek :

Nous sommes partis, sac sur le dos, sans guide ni porteur pour 4 semaines. Notre parcours s'est organisé autour du circuit appelé "Le tour des Annapurna" dont certains disent qu'il s'agit du plus beau trekking du monde ! Ce parcours qui nous emmène à 5400 mètres d'altitude, se fait habituellement en 3 semaines, sur lesquels nous greffons 2 extras :

- 1 aller retour depuis Manang vers le lac Tilicho à 5000 mètres;

- 1 raccrochage en fin de parcours sur le trek dit du "Sanctuaire des Annapurna" qui nous mène en 3-4 jours au camp de base de ces géants.

Ce trek nous a permis de découvrir la grande diversité de cette région, tant sur le plan géographique (paysages de rizières en basse altitude jusqu'au plateau aride du Tibet au nord de la chaîne de l'Himalaya) que culturel (traversée des villages aux différentes ethnies, de religion hindoue puis bouddhiste d'origine tibétaine). Après une journée de bus entre Kathmandu et Besisahar, nous sommes partis le 12 octobre pour effectuer le parcours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. C'est en effet plus facile pour la traversée du col de Thorung La à 5 416 mètres et cela vous évite de croiser tous les autres trekkers, puisque presque tout le monde tourne dans le même sens !

Nous avons choisi nos étapes en fonction de notre condition physique (5 heures de marche par jour en moyenne) mais aussi des jolis villages que nous traversions et dans lesquels nous souhaitions passer la nuit. Enfin, nous nous sommes aidé d'un guide en anglais acheté à Kathmandu "Trekking in the Annapurna region" de Bryn Thomas dans le choix de nos étapes, notamment à la fin du parcours où de nombreuses solutions d'itinéraire sont possibles. A noter que le Lonely Planet Nepal, ainsi que le Routard sont très insuffisants sur leurs parties trekking.

Ci dessous notre itinéraire jour par jour mentionnant les principaux centres d'intérêt trouvés.

jours
Départ
Arrivée

heures

de

marche

interêt
Commentaires
1 Besisahar Ngadi 5 3  
2 Ngadi Syange 5 3  
3 Syange Tal 5h 30 3  
4 Tal Danagyu 4 3  
5 Danagyu Chame 4 3  
6 Chame Lower Pisang 5 3  
7 Lower Pisang Manang 7 4 via Ghyoru et Ngzwal
8 Manang Manang 2 2

journée d'acclimatation,balades

9 Manang Kangsar 2h 15 3  
10 Kangsar Camp de base Tilicho 6h30 4  
11 CB Tilicho Kangsar 8 4 via le lac Tilicho
12 Kangsar Gunsang 3 3  
13 Gunsang Thorung Phedi 6 2  
14 Thorung Phedi Jarkhot 7h 30 3 via leThorung La Pass (5416 m )
15 Jarkhot Kagbeni 2h 30 3  
16 Kagbeni Marpha 4h 30 1  
17 Marpha Kalopani 5 2  
18 Kalopani Dana 5h 30 2  
19 Dana Sikha 6 3  
20 Sikha Ghorepani 3 3  
21 Ghorepani Chiukle 6 4 via point de vue Poon Hill
22 Chiukle Bamboo 6 3  
23 Bamboo M B C 6 2 MBC : Machhapuchhre Base Camp
24 M B C A B C 1h 30 4 ABC: Annapurna Base Camp
25 A B C Dovan 5 4  
26 Dovan Sinuwa 2h 30 2  
27 Sinuwa Ghandruk 5h 30 3  
28 Ghandruk Pokhara 4 3  
TOTAL: 133h45

 

Les meilleures vues à ne pas manquer :

- sanctuaire des Annapurna (camp de base) à 4200 mètres d'altitude

- col du Tilicho Tal et Tilicho Lake à 4800/5000 mètres

- Poon Hill et Ghorepani à 3200/2800 mètres

- Ghandruk à 2000 mètres

- Kalopani à 2500 mètres

- Ghyaru à 3 700 mètres d'altitude.

 

La journée du trekker :

Voici l'emploi du temps d'un trekker au Népal : nous nous levons vers 6 h 30, c'est à dire en même temps que le soleil. Le temps de se mettre en route, nous partons vers 8 h après avoir englouti un petit déjeuné composé de pain tibétain/confiture (sorte de beignets) et de thé, parfois accompagnés de muesli ou de crêpes. Nous marchons au milieu de paysages variés et grandioses jusqu'en milieu d'après-midi, en traversant des villages de montagne traditionnels fortement imprégnés de leur culture tibétaine et bouddhiste. Entre temps, nous avons fait de larges pauses (à 11h, pause barres chocolatées) et un bon déjeuner accompagné d'une tasse de thé au citron. Nous nous arrêtons dans des lodges soignés (jardins fleuris) où nous prenons nos quartiers jusqu'au lendemain. Douche chaude ou cuvette d'eau chaude, puis lessive du jour. Enfin, nous nous reposons jusqu'au dîner en écrivant le journal et en lisant, tout en sirotant notre thé au lait. Après la nuit tombée à 18 h, nous rejoignons les autres trekkers autour de la table commune du lodge et dégustons des plats succulents comme du riz, des pommes de terre, ou encore des pizzas, des pâtes, du riz ou du riz. A 20 h, nous jumelons nos sacs de couchage et soufflons la bougie pour nous endormir du sommeil du juste (à l'heure où l'on était, il y a encore peu de temps, encore au bureau). Cette monotonie est infiniment délectable.

Équipement :

L'équipement pour un trek de 4 semaines est très important, surtout si c'est vous qui portez votre sac. Il faut donc choisir très attentivement son équipement, notamment votre sac à dos, vos chaussures et votre sac de couchage. Le reste peut s'acheter à des prix dérisoires à Kathmandu ou Pokhara (nombreuses copies de qualité).

Équipement pour une personne :

- un sac à dos 60-70 litres
- des chaussures de marche grande randonnée (600 francs minimum)
- un sac de couchage (confort environ - 6°C )
- deux bâtons de marche (on peut acheter des bâtons en bois au Népal, 3 francs chacun)
- deux paires de chaussettes randonnée spéciales + une pour le soir
- 3 T-Shirt (dont un pour le soir)
- une chemise en coton manches longues
- une bonne polaire
- une veste gore-tex
- un pantalon/short + un pantalon pour le soir
- des gants et un bonnet
- un maillot de bain pour les sources d'eau chaude
- 3 slips
- des sous-vêtements techniques pour dormir
- une trousse de toilette
- une serviette de toilette ou un paréo (sèche plus facilement)
- une trousse à pharmacie
- une crème solaire
- une gourde de 1 ou 2 litres + micropur (on en trouve au Népal : Iodine)
- une écharpe
- un rouleau de PQ et des mouchoirs
- des barres énergétiques/bonbons
- un gros livre
- une carte de la région et un guide
- de bonnes lunettes de soleil
- une lampe de poche frontale, accessoire indispensable pour aller aux toilettes la nuit
- des sandales ou chaussures légères pour le soir et pour la douche
- un appareil photo et des pellicules en quantité.

Nous n'avons eu aucun jour de pluie. En revanche, il est important de se protéger contre le froid et surtout le vent (veste coupe-vent, chemise manches longues, lunettes de soleil couvrantes). L'ensemble de ces affaires peut s'acheter à Kathmandu ou à Pokhara pour un prix dérisoire. A titre d'exemple, nous avons acheté un pantalon-short à zip pour 40 francs et une polaire doublée réversible pour 90 francs. Bien entendu, la qualité n'est pas équivalente, mais pour le prix... En revanche il est préférable d'acheter en France ses chaussures (qualité), sa lampe frontale, ses sous-vêtements techniques et ses chaussettes de marche (choix limité et prix équivalents). Le nombre limité de T-shirts et de chaussettes exige une lessive quotidienne, que vous ferez sécher le lendemain sur votre sac à dos (n'oubliez pas les épingles à nourrice). Si vous n'êtes pas trop chargés, acheter vos barres chocolatées et bonbons à Kathmandu, car les prix montent vite avec l'altitude. Exemple ! : le Mars est à 3,50 Francs à Kathmandu et 8 Francs à Thorung Phedi. Alors multiplié par le nombre de jours... il n'y a pas de petites économies.

Climat :

Notre trek s'est déroulé du 12 octobre au 8 novembre, la meilleure saison (la saison haute) nous a t-on dit. C'est juste après la mousson, la végétation est luxuriante et le temps au beau fixe. Les 15 premiers jours, nous n'avons eu que du beau temps : le matin, soleil radieux, à midi soleil radieux, et l'après-midi soleil radieux (prévoir crème solaire). A partir de Manaug, il fait plus froid à cause de l'altitude l'après midi et nous avons même vu quelques nuages après 15 heures (mais la journée de marche est souvent finie à cette heure là). Un jour pas terrible après le passage du col entre Kagbeni et Jomoson avec, surprise, des nuages dès le matin et du vent toute la journée (et de la poussière). Vers la fin du trekking et sur le chemin du sanctuaire des Annapurna, le temps s'est légèrement dégradé avec des nuages l'après-midi. Peut-être parce qu'on était en novembre ?

Résumé : Temps exceptionnel, chaud et sec, plus froid en altitude (étonnant non ?).

Logement et nourriture (Annapurna) :

(Voir rubrique Népal) A noter le grand soin apporté au logement et surtout à la situation des lodges : superbes vues sur les chutes d'eau ou les montagnes, jardins fleuris avec tables et chaises pour se reposer en sirotant son thé, gentillesse des patrons. Tous les soirs, nous avons pu prendre une douche chaude sans supplément (sauf sur le chemin du sanctuaire : compter 5 Francs). Les chambres proposées se composent de 4 murs, 2 petits lits (à regrouper si l'on veut jumeler les duvets), une fenêtre. Sommaire. Pas souvent d'électricité (prévoir une bougie pour l'ambiance), on se couche donc assez tôt. La nourriture est excellente et le choix assez varié (on se lasse vite du Dahl Bhat), sauf peut être après 28 jours sans viande ni yaourt ni (presque) fruits. On trouve après Jomoson de bonnes pâtisseries et notamment des apple pies, ce qui fait que certains appellent ce trek le " trek des tartes aux pommes ". Le confort après le Thorung La est meilleur car il y a plus de monde, plus d'hotels et plus de concurrence (c'est pourtant la partie la moins intéressante ! Mais on peut prendre l'avion jusqu'à Jomoson et redescendre à pied !). On trouve des lodges tout au long du chemin dans presque tous les villages. Vous n'êtes donc pas obligés de suivre les étapes " classiques " et pouvez vous arrêter lorsque fatigue ou mieux, lorsque coup de cœur ! Aucun problème de place malgré la haute saison : on rentre dans un lodge, on demande si il y a une chambre de libre et on nous dit oui. En 28 jours, un seul lodge était complet quand on est arrivé . Une astuce : demander une chambre triple (2 Francs de plus ou souvent le même prix), cela permet de mettre le bordel sur le troisième lit disponible. Important : l'eau qu'il faut boire en grande quantité quand on est en altitude : 2 à 3 litres par jour. Il est préférable de prendre des gourdes à remplir sur les chemins (une source toutes les 30 minutes environ) et à apurer avec du micropur (à acheter en France) ou de l'Iodine (à acheter au Népal). Environ 1 Franc pour 1 litre, alors que le prix des bouteilles plastique varie de 1,50 Francs à Kathmandu à 5 ou même 12 Francs sur le trek. A vous de faire le calcul, en plus c'est écologique. Le goût est très léger et vous pouvez y ajouter du Tang ou du jus de citron.

Les meilleures adresses :

- Syangé : Chinese Rainbow Lodge (super vue)
- Kangsar : Laxmir Hotel (super sympa)
- Kagbeni : Red House Lodge (super ambiance)
- Ghorepani : Superview Hotel (super tout)
- Dana : Cabin Hotel (super Dahl Bhat !)
- Tatopani : Daulaghiri Lodge (super jardin)  

Santé :

Aucun problème quand on est bien équipé ! Pas de mal de dos (sauf les 2 premiers jours, il faut bien s'habituer aux 12 kilos !), pas d'ampoule, pas de coup de soleil, pas de mal d'altitude (on monte très progressivement). Ah si : une bonne" gardiase" pour Bénédicte le 26ème jour : vomi pendant la nuit, nausées, muscles inopérants (?!), impossible d'avancer tellement ça fait mal (crise de nerfs !) puis finalement diarrhée carabinée et fatigue anormale, pas de féculents donc riz blanc. On ne sait pas d'où ça vient mais depuis ce jour elle ne mange plus de Roasti avec des œufs fris dessus ! Et aussi le 2ème jour un immodium pour Tony (c'est dans la tête). Correct.

Budget :

C'est simple : 3700 Francs à 2 en 28 jours, il n'y a rien à dire ! Et sans se priver du tout ! Prévoir plus si vous aimez le Coca (de 3 à 8 Francs) et la bière (10 à 15 Francs pour 675 ml).

 


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